Le gouvernement en mode « marketing social » : vers la mise en place d’un Registre social unique au Togo

Conformément à sa vision de renforcer les mécanismes d’inclusion sociale énoncée dans le Plan national de développement (PND) 2018-2022, le gouvernement a décidé de mettre en place un système d’informations composé d’une base de données recueillant les profils et les caractéristiques socio-économiques et démographiques des ménages du Togo.

La démarche de ce nouvel outil dans le paysage des actions de développement au Togo, c’est d’abord de connaitre les réalités socioéconomiques des populations vulnérables, et ensuite leur adapter des prestations sociales plus pertinentes.

Dénommé « Registre social unique (RSU), ce système a été au cœur d’une campagne d’information et de sensibilisation dans les chefs-lieux des régions, à savoir à Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong, respectivement les 09, 10, 11, 12 et 13 décembre 2019.

Organisée à l’attention des autorités administratives locales (préfets), des chefs cantons, des cadres des ministères sectoriels, des professionnels des médias, des représentants des organisations de la société civile et des communautés à la base, cette sensibilisation a touché 391 participants, dont 73 dans la région Maritime, 84 dans les Plateaux, 74 dans la Centrale, 83 dans la Kara et 77 dans les Savanes.

Ils ont été informés sur l’utilité du RSU, sur les avancées déjà enregistrées dans le cadre de sa mise en place au Togo, le ciblage des bénéficiaires des projets de Filets sociaux et services de base (FSB), et d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV), sur les étapes à venir dans le processus de sa mise en place, et sur le projet national d’identification biométrique qui est l’une des actions du gouvernement visant à affiner l’identité des bénéficiaires des interventions publiques.

Les ateliers ont été meublés par des présentations, des discussions et des conférences de presse qui ont permis à chaque catégorie de participants de mieux s’informer sur le système. Ils ont été couplés d’émissions radio dans les régions des Plateaux, Kara et des Savanes ; des émissions qui ont suscité beaucoup d’intérêt auprès des auditeurs qui ont manifesté cela à travers des appels en direct pendant les émissions.

L’hôtel Concorde de Lomé a abrité l’apothéose de cette campagne dans le quartier d’Adidoadin dans la préfecture d’Agoè-Nyivé ce jeudi 19 décembre 2019.

De cette campagne, il ressort que le Registre Social Unique (RSU) est un outil de politique sociale permettant de cibler plus efficacement les interventions et programmes sociaux vers les populations et ménages les plus pauvres.

Assurées par une équipe interministérielle de sept (07) personnes, membres d’un Comité provisoire de pilotage de la mise en place du registre, les communications ont touché au total 511 participants aux ateliers sur toute l’étendue du territoire national, y compris celui de Lomé.

Ferdinand Koffi GANI, Directeur de cabinet du ministère de l’action sociale, de l’alphabétisation, de la promotion de la femme, président du comité provisoire RSU, et animateur des ateliers, a dans ses communications, fait le tour d’horizon des différents projets sociaux initiés par le gouvernement dans différents secteurs, notamment dans l’éducation, la santé et l’alimentation. Il a indiqué que l’effet conjugué desdits projets a permis au Togo de réaliser un bond qualitatif de 5,2 points sur l’incidence de la pauvreté entre 2011 et 2017. Devant la profusion des actions de développement au Togo, chaque programme, chaque projet élabore ses propres critères d’identification et de ciblage des pauvres… « C’est dans ce contexte que le gouvernement a développé, avec l’appui de l’UNICEF et du BIT, une stratégie nationale d’identification des ménages pauvres ; une stratégie validée en 2016, avec comme corollaire, l’élaboration d’un registre social unique (RSU) à caractère national » : a-t-il précisé.

Il a poursuivi en mentionnant comme avantages du RSU, la meilleure synergie d’actions entre les projets, l’assurance d’atteindre les vrais ménages pauvres, l’économie des ressources affectées aux études répétitives, l’adéquation des interventions aux besoins réels des groupes cibles.

Pour la directrice générale de l’ANADEB, Mme Mazalo Katanga, comme pour les préfets des chefs-lieux de région, le RSU, c’est une décision du gouvernement qui s’inscrit dans la droite ligne du mandat social du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna GNASSINGBE, et dans le Plan national de développement (PND) 2018-2022 dans son axe 3. Ils s’accordent tous pour relever le fait que les projets soient souvent contraints de faire les mêmes exercices de ciblage auprès des mêmes populations, faute d’un mécanisme exhaustif et harmonisé d’identification des groupes vulnérables ou pauvres. « C’est donc pour corriger cela que le gouvernement togolais, avec l’appui de la Banque mondiale, s’est donné les moyens de disposer de cet outil essentiel en vue de rendre ses politiques sociales plus efficaces » : a expliqué Mme Mazalo Katanga.

Pour rappel, cette campagne d’information sur le RSU relève de la composante « Appui à la mise en place d’un système de filets sociaux » du projet FSB qui vise à assurer aux ménages et communautés pauvres, un meilleur accès aux infrastructures socio-économiques de base et aux filets sociaux. C’est donc conformément à la feuille de route de la mise en œuvre dudit projet que l’ANADEB, a organisé cette campagne d’information et de sensibilisation avec le comité provisoire de pilotage du RSU.

Télécharger le dépliant RSU ⇒: http://anadeb.org/wp-content/uploads/2019/12/RSU3.pdf

 

Related posts

*

*

Top